Je suis épuisée par ce 8 mars. Par cette journée internationale des droits des femmes.
J'ai pourtant fait deux siestes d'au moins une heure dans la journée et j'ai essayé (en vain) de me tenir éloignée de tout ce qui pourrait m'énerver mais ça ne suffit pas.

Le 8 mars n'est pas le seul jour de l’année pour être féministe et défendre les droits des femmes mais une journée symbolique de la lutte féministe. De même le jour du souvenir trans et le jour de la visibilité trans ne sont pas les seuls jours pour défendre les droits des trans mais des instants symboles. Idem avec le 17 mai ou les marches des fiertés.

Cette journée est aussi devenue une journée de marketing genré ("mesdames : - 20% sur cette culotte pour ce 8 mars"). Ces opérations commerciales donnent envie de sortir les couteaux mais notons que souvent elles ne concernent pas toutes les femmes mais seulement les femmes cis (ou les trans avec un bon passing), les femmes trans (surtout si elles n’ont pas un bon passing) seront renvoyées à un statut de sous-femmes, de contrefaçons et n’y auront pas droit. 
C’est aussi une journée des réflexions misogynes ("vivement le 9 que bobonne recommence à faire la vaisselle") de mecs qui sont sexistes à longueur d’année mais se pensent encore plus drôles et subversifs de l’être un 8 mars. Des réflexions misogynes et parfois aussi de réflexions transmisogynes.
Et c’est aussi une journée où (maladroitement ?) des féministes et alliés font comprendre que les femmes concernée par cette journée sont les cis.

Et c'est aussi une journée où pour condamner des féministes et alliés ont relayé toutes les horreurs misogynes (et transphobes) qu'on le prend déjà bien assez dans la gueule chaque à longueur d'année.

Bref c'est une journée épuisante, une journée de cauchemar.
Et comme ces temps-ci je ne vais pas trop bien je n'ai pas pu rester déconnecté de tout comme je l'aurais voulu (j'avais besoin de contacts sociaux).

Voilà mon bilan du 8 mars, une journée éprouvante, épuisante, qui donne autant envie de sortir les couteaux que de se rouler en boule sous les couvertures.
Et mon projet pour le 8 mars prochain : hiberner.

Koala