Christine Delphy,

Je ne vous appelle pas "chère" car je ne chérie pas les féministes transphobes. Je ne pense pas que vous êtes aussi à vomir qu'une Christine Le Doaré mais peut-être que je me trompe.

Alors il est peut-être important de dire d'où je parle, je suis une meuf, gouine et trans.
Je sais que, comme je suis une meuf trans j'aurais moins de droit à la parole qu'un mec cis hétéro comme Martin Dufresne. Il peut se permettre de remercier un violeur "pour rire" et continuer à avoir un droit à la parole en espaces féministes mixtes là où les trans n'ont droit qu'au silence. On nous tape dessus mais on a pas le droit de parler car nous sommes trans.

Je n'ai pas été surprise de vous voir relayer ce texte (via et traduit par Martin Dufresne). Un ami était présent à Paris quand vous êtes venu pour parler de Les femmes de droite (traduit par Martin Dufresne) que vous avez préfacé et vous a entendu faire une critique du queer qui se résumait à vous moquer des trans. Donc non je n'étais pas vraiment surprise. Mais je vais vous dire pourquoi ce texte est une bouse immonde puant la transphobie et l'essentialisme à peine déguisé.

D'abord j'ai lu ce texte en VO, publié par Martin Dufresne pour dire qu'il était pas transphobe car "hey, regardez, une trans pense comme nous".
Sachez que je doute de l'existence de cette trans anonyme, d'abord car les tournures de phrases m'ont donné l'impression de lire du Cathy Brennan dans le texte. Mais peut-être que je me trompe, admettons que cette trans anonyme existe. Croyez-vous vraiment que diffuser ce texte prouve une quelconque non-transphobie de votre part?
Le fait que ce sont les seuls propos de trans que vous partagiez, que vous instrumentalisez ces propos est déjà problématique. C'est comme quand les partisan-e-s de la manif dite pour tous se prétendent non-homophobes et ne relaient que les propos des quelques homosexuel-le-s qui vont dans leur sens. Ca ne tient pas.
De plus ça voudrait dire qu'un-e trans ne peut pas être transphobe ce qui est aussi stupide que dire qu'il n'existe pas de femmes sexistes. 
A mes yeux si cette trans existe, en partageant ce texte vous agissez comme certain-e-s queer en utilisant des trans dans votre guerre de féministes cis vous en nous excluant, les queers avec une pseudo-inclusion (qui au final se limite à nous laisser entrer dans leurs espaces à condition que nous ne soyons pas visibles ou audibles... ou en tout cas pas trop).

Sans titre

L'autre problème c'est que ce texte pue l'essentialisme déguisé, il n'y a rien de matérialiste ici. Mais peut-être que quand il s'agit de taper sur les trans vous mettez un mouchoir sur votre matérialisme.
« Le sexe a de l’importance. Nier cette importance du sexe repousse de plusieurs siècles le travail du mouvement féministe, voire le rend carrément impossible. Les femmes au 19e siècle n’ont pas été privées du droit de vote parce qu’elles «performaient la féminité» : on les empêchait de voter parce qu’elles étaient de sexe féminin (female). Les filles, qui sont de loin les principales victimes des agressions sexuelles dans l’enfance, ne sont pas attaquées parce qu’elles «s’identifient» comme filles – elles sont de sexe féminin et n’ont donc pas le choix en la matière. La pratique de l’avortement sexospécifique en Inde et en Chine, qui a dans certains secteurs déséquilibré le rapport entre les sexes en le portant jusqu’à 118/100 (masculin/féminin) n’a pas lieu à cause du «genre» du foetus, un concept évidemment risible dans ce contexte! Il s’agit bel et bien d’un enjeu de sexe. »
Ca ne vous pose aucun problème de partager un texte aussi essentialiste?
Car on a bien là ce que vous appelez vous même un constructivisme où l'on considère qu'il y a un fondement -le sexe- qui influence cette construction. On a bien là un constructivisme à base essentialiste.
Si les femmes ont été privées du droit de vote ce n'est pas car elles performaient la féminité (de toute façon je pense que la "performativité" du genre est une notion de merde qui ne veux pas dire grand chose quand on sort de la branlette théorique du queer-universitaire) mais ce n'est pas car elles avaient une chatte. C'était parce qu'elles étaient femmes.
Si les filles sont victimes d'agressions sexuelles ce n'est pas parce qu'elles s'identifient comme filles mais parce qu'elles sont identifiées comme filles, pas par ce qu'elles sont "femelles". Et quand vendredi dernier j'ai dû limite courir pour échapper à un harceleur de rue, ou quand un autre harceleur m'a suivie sur plusieurs mètres, ou quand on m'a rappelé que la rue ne m'appartenait pas, ce n'était pas parce que je dévie de ce qu'on attend d'un homme mais car je suis une meuf et qu'on m'a perçue comme une meuf (bien sûr parfois on ne me perçoit pas comme femme et dans ces moments là on m'attaque d'une manière différente). Le patriarcat nous tue car nous sommes des femmes avec des bites, pas parce que nous sommes des hommes déviants.
Et oui il y a des avortements sexospécifiques mais c'est absurde de dire qu'ils ne sont pas pratiqués à cause du genre vu que généralement ces avortement sont le fait d'essentialistes pour qui le genre n'existe pas et pour qui un individu sera de moindre valeur s'il n'a pas un pénis.

Je ne peux que difficilement critiquer la suite de ce texte tellement c'est un bullshit d'une crasse violence transphobe.
On sent que la personne qui a écrit ce texte à de la haine envers les trans et si elle est vraiment une trans anonyme j'ai un peu de peine à son égard. Bien qu'hors du placard elle semble pleine de cette haine de soi, haine de ce corps dont la "structure osseuse est masculine", qui n'a "pas d’utérus", à cause duquel elle ne sera "jamais enceinte". Si cette trans existe j'aimerais la prendre dans les bras quand elle est "au bord des larmes", lui dire que toutes les femmes sont différentes et que contrairement à ce qu'elle semble penser être trans ne fait pas d'elle une femme de moindre valeur.

Je suis la première à reconnaître que les femmes trans et cis n'ont pas le même vécu. Non je n'ai pas socialisé comme une meuf cis, je le reconnais mais je n'ai pas non plus socialisé comme un mec, j'ai eu une socialisation de meuf trans. Si vous pensez que c'est normal d'exclure les meufs trans alors posez-vous la question, avez-vous socialisé de la même manière?
Rejetteriez-vous les femmes prolotes car elles n'ont pas socialisé comme les bourgeoises et n'ont pas les mêmes vécus?
Rejetteriez-vous les femmes lesbiennes et bi-e-s car elles n'ont pas socialisé comme les hétéros et n'ont pas les mêmes vécus?
Le rejet des femmes trans vient à opposer les femmes les unes contre les autres en considérant les vécus de certaines comme plus légitimes.

« Lorsque des femmes trans combattent le droit des femmes de naissance à des espaces non mixtes, elles réagissent contre une menace perçue: celle que ces femmes ne respectent pas leurs «identités» en tant que femmes. »
Je pense que c'est en partie vrai. Oui, nous réagissons et combattons le fait que certaines féministes cis ne respectent pas le fait que nous soyons des femmes. Nous combattons des féministes transphobes parce que... bah parce qu'elles sont transphobes. Il faut croire que c'est un tort et que l'on devrait accepter de se faire cracher au visage et considérer comme les dernières des merdes.
« Mais le féminisme radical n’est pas axé sur les émotions ou les démarches d’identification – il s’agit de la lutte de personnes qui sont violées et assassinées en raison de leur sexe. De plus, être une femme n’est pas une identité – c’est une catégorisation socialement assignée, fondée sur le sexe perçu. Si femme était une identité, pourquoi n’importe quelle femme de naissance «s’identifierait-elle» comme femme? Ne verrait-on pas toutes les femmes de naissance «s’identifier» en tant qu’hommes, afin de pouvoir obtenir les meilleurs emplois et de pouvoir imposer leur voix dans la sphère politique ? Les théories du genre créé par auto-affirmation (because-I-say-so) contredisent directement la réalité – nous ne marchons pas dans la rue avec notre «pronom de préférence» épinglé à nos chemises. »
Retour du constructivisme à base essentialiste. Et en gras dans le texte. Toujours pas retrouvé votre critique matérialiste?
Comme je l'ai déjà dis plus haut des femmes sont violées et assassinées car perçues et présentées comme femmes. Et je pourrais aussi vous sortir les chiffres de trans agressé-e-s violé-e-s et tué-e-s chaque année pour montrer qu'avec nous non plus le patriarcat ne plaisante pas. Mais peut-être que quand le patriarcat attaque des trans c'est moins grave.
S'il n'est pas possible pour les femmes de simplement dire "je m'identifie comme homme" pour bénéficier des privilèges masculins c'est parce que nous vivons dans une société patriarcale avec des privilèges masculins mais aussi parce que le patriarcat est transphobe et parce qu'il y a des privilèges cis. Le patriarcat est essentialiste, pour lui bite = homme (forcement hétéro) avec un certain comportement attendu, vagin = femme (forcement hétéro) avec un autre comportement et si on veut sortir de cela alors on va prendre des coups (psy sexistes, transphobie de la société, castration, humiliations et insultes quasi quotidiennes...).

Le paragraphe suivant dans le texte que vous avez partagé est symptomatique de ce qui ne va pas chez les féministes dites radicales. Il faudrait être solidaire des femmes à tout prix et surtout considérer que l'oppression et la violence ne peut venir que des hommes. C'est cette logique de solidarité coûte que coûte qui empêche des critiques de l'hétérosexisme dans le féminisme. Car pour être acceptées les femmes lesbiennes ont dû "soutenir" les femmes hétéros et ne pas parler de la lesbophobie chez les féministes hétéros.

Certaines femmes peuvent être aussi violentes et oppressives que les hommes. C'est Colette Chiland qui veut psychiatriser trans, c'est Cathy Brennan qui envoie une lettre à l'ONU pour s'opposer aux droits des trans, il y a des femmes cis qui cognent les trans, qui tuent les trans. Bien sûr au final ce sont les hommes cis hétéros qui bénéficient de ces meurtres et de cette violence (même quand pour certains il semble qu'il n'y ait pas assez de violence) mais je n'ai aucune envie d'être acceptée ou reconnue pour ce que je suis par des femmes qui ferment les yeux et se font les complices du patriarcat dès lors qu'il s'agit de violences visant les trans.
Et rassurez-vous je n'ai pas plus envie d'être acceptée et reconnue par des féministes queers qui vont m'invisibiliser à coup de "on est tou-te-s un peu trans tu sais" de la même façon que les lesbiennes ont été invisibilisées des mouvements féministes à coups de "nous sommes toutes des lesbiennes politiques".
Je me fous de votre validation, je ne critique pas la transphobie de certaines féministes dans le but de me faire accepter mais car je suis transféministe. Et à mes yeux les Lavender Menace ont fait une erreur en voulant être validées et acceptées en tant que "femmes normales" par les féministes hétéros.

Ce que ce texte propose aux femmes trans?
C'est fermer nos gueules, subir la transphobie en silence alors seulement -nous dit-on- certaines féministes cis nous accepteront. A côté de ça il y aura toujours la minorité transphobe, qui sera d'ailleurs toujours aussi transphobe et toujours aussi acceptée mais hey, au moins on sera accepté-e-s (si on se tait et qu'on reste sur le trottoir loin des féministes cis).
Désolée mais je ne sais pas fermer ma grande gueule.
Et ne venez pas prétendre que mes coups de gueule et ceux d'autres transféministes "enterrent" les voix des femmes cis car c'est une insulte de plus à l'intelligence de celleux qui pourraient vous lire.
Les voix des meufs trans ne pèsent pas lourd dans le débat. Moins que celles de mecs cis hétéros "pro-féministes". Le seul texte de trans que vous ayez publié c'est celui-ci qui va dans votre sens (en considérant qu'il vient bien d'une trans).

En conclusion je me permets de vous poser une question :
Qui gagne quand vous ouvrez les bras aux mecs cis hétéros "pro-féministes" et dans un même mouvement rejetez violement les femmes trans?
Les féminismes ou le patriarcat?

Koala

PS : Je suis blanche aussi ne suis-je pas la mieux placée pour parler de cela mais je trouve que vos comparaisons métaphoriques genre/race sont stupides. Je ne dis pas que vous êtes stupide mais cette comparaison l'est à mes yeux. La race et le genre sont deux construction sociales -sur ce point nous somme d'accord. Le sexisme et le racisme sont deux système d'oppression -nous sommes d'accord aussi. Mais quand vous comparez les trans à un-e noir-e qui demanderait à être traité comme un-e blanc-he car ne se sentant pas noir-e je pense que vous faites une analogie foireuse en considérant qu'on peut calquer les fonctionnements de ces deux oppressions.


Le texte en entier :

Avez-vous entendu parler de la conférence féministe radicale RadFem RiseUp, organisée à Toronto ce weekend? Des lettres de pression l'ont fait expulser d'une galerie d'art qui devait l'accueillir, sous prétexte qu'elle opérerait une discrimination par son format non-mixte (womyn-only). 

Contrairement à la prétention des anonymes qui ont exercé ces pressions - allant jusqu'à des menaces de mort - en disant représenter la communauté transgenre, voici la lettre d'une femme trans qui appuie et justifie le droit des femmes de naissance à se réunir entre elles. Cette conférence a tout de même lieu en ce moment à Toronto, malgré les tentatives pour la boycotter. Détails sur http://radfemriseup.wordpress.com et sur Twitter autour du mot-clic #RadFemRiseUp

Lettre ouverte à la galerie Beaver Hall: Je suis une femme trans et je soutiens le droit des femmes de naissance à des espaces non mixtes  (I’m a trans woman and I support female-only spaces)

Je suis très découragée d'apprendre aujourd'hui que vous avez décidé d’empêcher la conférence Radfem Rise Up de se réunir dans vos locaux. Je comprends qu’à titre d’entreprise privée, vous avez le dernier mot sur les types d’expression que vous y autorisez. Toutefois, je crains que votre décision a probablement été influencée par des activistes trans qui non seulement n'ont pas à cœur les meilleurs intérêts des femmes, mais se comportent d'ailleurs souvent de façons misogynes.

Le sexe a de l’importance. Nier cette importance du sexe repousse de plusieurs siècles le travail du mouvement féministe, voire le rend carrément impossible. Les femmes au 19e siècle n'ont pas été privées du droit de vote parce qu'elles «performaient la féminité» : on les empêchait de voter parce qu’elles étaient de sexe féminin (female). Les filles, qui sont de loin les principales victimes des agressions sexuelles dans l’enfance, ne sont pas attaquées parce qu'elles «s’identifient» comme filles – elles sont de sexe féminin et n’ont donc pas le choix en la matière. La pratique de l'avortement sexospécifique en Inde et en Chine, qui a dans certains secteurs déséquilibré le rapport entre les sexes en le portant jusqu’à 118/100 (masculin/féminin) n'a pas lieu à cause du «genre» du foetus, un concept évidemment risible dans ce contexte! Il s’agit bel et bien d’un enjeu de sexe.

Les femmes trans ne sont pas de sexe féminin. Je vis comme une femme aujourd’hui, mais je suis née mâle et j'ai été élevée en garçon. J’ai effectué à la fin de mon cours secondaire la transition vers une vie en tant que fille/femme et j’ai maintenant vécu plus de la moitié de ma vie en tant que fille/femme. Composer avec le sexisme n'est pas une sinécure, mais je suis beaucoup moins malheureuse que je ne l'étais avant ma transition. (Le fait de «passer», d’être perçue comme de sexe féminin (passing as female) m’a également rendu la vie plus facile quand j'étais visiblement transgenre, et je suis chanceuse d'avoir eu cette expérience.) Toutefois, même après avoir pris toutes les hormones et avoir obtenu une SRS (chirurgie de réassignation sexuelle), je suis toujours de sexe masculin (I’m still male). Ma structure osseuse est masculine. Je suis encore quelqu’un qui a vécu en garçon jusqu'à ma transition. Je n'ai pas d'utérus et je ne serai jamais enceinte. Rien ne peut changer ces réalités! Je vis ces jours-ci une existence «furtive», et la plupart des gens présument que j'ai eu une enfance normale de fille. Quand je suis au bord des larmes, il arrive que des copains s'inquiètent de m’avoir mise enceinte. Cependant, je me souviens encore de mon enfance, je connais mon corps, et je sais que je serai toujours différente d’autres femmes.

Les femmes «de naissance» (females) ont besoin d’un espace à elles (female-only space) pour identifier et déconstruire (to unpack) les fadaises de leur socialisation féminine. Il ne s’agit pas de Féminisme de niveau 101, mais bien de Féminisme 0,001 – un critère de base absolu! Les femmes trans, ayant reçu une socialisation masculine, ne sont pas confrontées à la même série d’enjeux : nous avons à résoudre des problèmes entièrement différents – notamment, l’oppression que nous avons vécue en tant que garçons différents au chapitre du genre (gender-variant boys), si nous présentions cette différence avant notre transition, ou la haine de soi que certaines femmes trans intériorisent au cours de leurs années de «placard». Aucune de ces choses n’est identique au vécu d’une fillette!

Lorsque des femmes trans combattent le droit des femmes de naissance à des espaces non mixtes, elles réagissent contre une menace perçue: celle que ces femmes ne respectent pas leurs «identités» en tant que femmes. Mais le féminisme radical n’est pas axé sur les émotions ou les démarches d’identification – il s'agit de la lutte de personnes qui sont violées et assassinées en raison de leur sexe. De plus, être une femme n'est pas une identité – c’est une catégorisation socialement assignée, fondée sur le sexe perçu. Si femme était une identité, pourquoi n’importe quelle femme de naissance «s’identifierait-elle» comme femme? Ne verrait-on pas toutes les femmes de naissance «s’identifier» en tant qu’hommes, afin de pouvoir obtenir les meilleurs emplois et de pouvoir imposer leur voix dans la sphère politique ? Les théories du genre créé par auto-affirmation (because-I-say-so) contredisent directement la réalité – nous ne marchons pas dans la rue avec notre «pronom de préférence» épinglé à nos chemises.

Si les femmes trans veulent être reconnues en tant que femmes, et particulièrement par les femmes de naissance, elles feraient mieux de soutenir réellement ces femmes. Cela signifie reconnaître que nous avons grandi dotées du privilège masculin, faire attention à ne pas enterrer la voix des femmes de naissance, et éviter de nous approprier des mots comme misogynie (qui désigne en réalité le viol et l’assassinat de femmes par des hommes, chaque minute de chaque jour) pour simplement signifier «quelqu'un m’a fait de la peine». Nos vies en tant que femmes trans sont difficiles – mais ce sont DES HOMMES qui nous battent et nous assassinent, et DES HOMMES qui rédigent les lois qui nous font du mal, et DES HOMMES qui gèrent les firmes d'assurance qui nous refusent des traitements. Sachons assigner le blâme là où il est mérité!

Les femmes trans qui arrêtent d’enterrer la parole des femmes de naissance découvriront probablement qu'elles ont soudainement beaucoup plus d'amies femmes, et qu’elles sont plus acceptées en tant que femmes. Soudainement, les opinions transphobes de la petite minorité de féministes radicales qui sont réellement transphobes, plutôt que simplement critiques de l’activisme trans (trans-critical), ne sembleront plus très importantes. Lorsque vous obtenez réellement une validation dans votre vie, l'existence de personnes intolérantes pèse moins lourd. Imaginez ça!

Je sais que les enjeux trans sont vraiment déroutants, mais lorsque des activistes trans comme Joelle Ruby Ryan, Morgan Page et Julia Serrano s’approprient le langage de la justice sociale pour promouvoir leurs politiques misogynes, n’en soyez pas dupes, s'il vous plaît! Non seulement ces personnes enterrent-elles les voix des femmes de naissance, mais elles enterrent également les voix des transsexuelles qui sont socialement assimilées en tant que femmes. Veuillez ne pas donner priorité aux objectifs égoïstes et égocentriques de ces personnes contre les droits des femmes de naissance.

Cordialement,

Une transsexuelle anonyme qui appuie les femmes de naissance

Le 5 juillet, 14h58

SOURCE: http://snowflakeespecial.tumblr.com/post/54689372575/open-letter-to-beaver-hall-gallery-im-a-trans-woman

Politique d'admission de RadFem Riseup: https://www.facebook.com/editnote.php?draft&note_id=10153025785930595&id=701346417