Je suis dépressive.
Depuis combien de temps?
Je ne saurais pas trop vous le dire en fait. J'ai l'impression que ça fait deux ans que je traîne un cafard au bout d'une laisse. Peut-être quatre.
Pourtant il y a quelques trucs dans ma vie qui me mettent un peu de baume au cœur  des instants de sourires sincères, de joie authentiques, c'est peut-être qui rend le retour à la solitude et au spleen plus dur.
Surtout que depuis quelques mois il y a les petites gouttes d'eau.
Elles tombent régulièrement.
Elles tombent quotidiennement.
Et je les entends.
Des plics et des plocs encore et encore.
On peut dire ce que l'on veut ces petites gouttes d'eau me font mal.
Et il n'y a pas de robinet pour arrêter ça.
Des plocs et des plics encore et toujours.
Ce que me disent ces petites gouttes d'eau c'est que je n'ai rien a faire dans ce monde. Les petites gouttes d'eau me disent que je ferais peut-être mieux de me crever. Heureusement ou hélas (aujourd'hui je ne sais pas trop) je viens d'une famille de teignes, une famille dans laquelle on s'accroche. Alors je m'accroche, en larmes mais encore en selle.
Je m'accroche malgré les gouttes d'eau qui s'écrasent sur ma gueule. Je m'accroche malgré mon envie de tout lâcher  Je m'accroche car je ne sais pas faire autrement. Je crois que je continuerais à m'accrocher tant que les gouttes d'eau ne m'auront pas noyées, le vase a débordé depuis longtemps, les gouttes d'eau forment un petit océan mais je continue à m'accrocher.

 

Koala qui s'accroche